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Toute l'Amérique l'attendait, inquiète de la voir dénaturée par rapport au concept de 2005. La voici enfin, cette Challenger de série, fidèle à ses promesses et à son héritage.
C'est peu de dire que le public américain l'attendait. La Challenger fait partie d'une lignée de muscle cars néo-rétro qui font vibrer la fibre nostalgique d'un peuple qui a mal à son industrie automobile.
Esthétiquement, elle ne déçoit pas : la version de série est fidèle au concept original, tout au moins à l'extérieur. Les lignes sont identiques, seuls quelques détails diffèrent. Au jeu des sept erreurs, on croit relever un montant de pavillon moins massif, des porte-à-faux moins longs, un petit aileron supplémentaire et des rappels de clignotants placés différemment. Quoi qu'il en soit, on peu féliciter Dodge pour le travail accompli.
Un ciel bleu étant rarement sans nuages, la déception domine une fois installé à bord. Le budget "habitacle" de Chrysler/Dodge semble avoir été réduit au minimum par les financiers du consortium Cerberus, propriétaire du groupe.
Le tableau de bord de la Challenger n'est donc pas très différent de celui des Dodge Avenger ou Charger et ce n'est pas vraiment une bonne nouvelle. Pour y trouver de la sportivité, on sera prié de bien lire le compteur de vitesse, gradué jusqu'à 180 miles per hour (290 km/h).
Un V8, évidemment.
D'aucuns nous rétorqueront que ce qui compte dans un Muscle Car, ce n'est pas l'intérieur, mais bien le moteur, et ils n'auront pas tout à fait tort. En la matière, les traditions sont préservées.
La tenue de route devrait être un peu moins catastrophique que celle de la Challenger originelle puisque la plateforme est celle de la 300 C, elle même issue de la Mercedes Classe E W210 du milieu des années 90. Voilà qui propulse cette sportive dans le monde merveilleux de la modernité et des quatre roues indépendantes. La Mustang et son essieu arrière rigide n'a qu'a bien se tenir !